Le déménagement est l’occasion rêvée de se débarrasser du superflu. A quoi bon risquer un tour de rein pour des affaires dont vous ne voulez plus? Voici un mode d’emploi d’un désencombrement efficace!

Un déménagement, c’est l’occasion de tout mettre à plat, de se séparer des vieilles breloques du passé, de tourner une page, de recréer de l’espace dans son logement et dans sa vie. S’alléger pour mieux repartir, élaguer le superflu, privilégier l’essentiel, dire adieu au passé pour s’ouvrir à la nouvelle étape de vie qui commence.

On abandonne aussi forcément des objets qui ont partagé notre vie: vêtements qu’on ne porte plus vraiment, cadeaux qui prennent la poussière depuis des années mais qu’on n’ose pas jeter, appareils ménagers et ustensiles de cuisine qu’on n’a utilisé qu’une fois, tout comme ces épices exotiques au fond de l’armoire. Coups de tête et gri-gris. Objets inutiles mais investis d’une valeur sentimentale finalement toute relative. Collections rendues obsolètes par l’évolution de la technologie.

Acceptez-le d’emblée : vous ne pouvez pas tout emporter!

Trier et éliminer vous permettra de « déménager léger » et vous fera gagner du temps et de l’argent, puisque – si vous mandatez un déménageur – la facture dépendra du volume de vos affaires et du nombre de cartons, entre autre. Tout ce que vous éliminez n’aura pas à être transporté, ni par vous ni par autrui, ni le cas échéant débarrassé contre paiement.

De plus, grâce au tri, vous aurez plus d’espace dans votre nouveau logement pour acheter de nouveaux meubles, une nouvelle décoration, de nouveaux livres, etc.

Conclusion: il faut d’abord éliminer le superflu, et ensuite déménager. Par conséquent, commencez à trier dès que la décision de changer de logement a été prise.

Réservez quelques heures par jour et un ou deux week-ends pour progresser calmement. En procédant par étapes, vous ne serez pas tenté de tout jeter en vrac dans des cartons pour en finir le plus rapidement possible.

Prévoyez plusieurs grands cartons ou sacs – par exemple, le premier pour les choses que vous conservez, le deuxième pour les articles qui peuvent être donnés ou éventuellement revendus, le troisième pour les objets devant être ramenés en magasins ou à la déchetterie (déchets spéciaux, électroménager…), enfin le dernier pour les affaires n’ayant d’autre destination possible que la poubelle (le moins possible).

La stratégie: progresser pièce par pièce

Commencez par le galetas, le réduit, la cave, et le garage, ces espaces ou se sont accumulés les objets dont vous ne vous servez plus. Peut-être même d’anciens cartons de votre dernier déménagement, jamais déballés…

Allez-vous oui ou non réparer cette lampe qui devrait être recollée depuis six mois? Si oui, faites-le immédiatement, sinon, débarrassez-vous en.

Emballez tout de suite les objets saisonniers, décorations de Noël, les tenues de ski ou les parasols et meubles de jardin, dont vous n’aurez pas besoin avant le déménagement.

La loi des 20% / 80%

Pour décider si un objet ou un vêtement devrait être conservé ou jeté, demandez-vous combien de fois vous l’avez utilisé, ou porté, durant les douze derniers mois. Pour un vêtement, ce devrait être au moins deux fois. Ce que vous n’avez pas ressorti de l’armoire depuis un an ou plus n’en ressortira probablement plus jamais. Si vous êtes tentés de le conserver “juste au cas où” – résistez et donnez-le, quelqu’un sera heureux de lui donner une seconde vie. L’idéal serait de s’en tenir au 20% de vêtements qui vont avec tout et que vous portez de toute façon déjà dans 80% des cas… pas facile.

Les livres, magazines, CD et DVD remplissent toujours un nombre de cartons impressionnant. Est-il vraiment nécessaire de tout conserver? Les films et les jeux vidéo sont accessibles en ligne via des plateformes, et les supports physiques ne sont plus forcément nécessaires. Relirez-vous un jour tous les livres de votre bibliothèque? Ou ne les gardez-vous que par nostalgie? Pourraient-ils rapporter quelque chose en étant revendus?

La cuisine… et la valeur sentimentale

Dans la cuisine, en plus des ustensiles cassés, rouillés ou inutilisables, vous trouverez probablement aussi au fond des placards de vieilles boîtes de conserve et autres condiments. Les épices peuvent être conservées presque indéfiniment, mais leur arôme décline après quelques mois. Ouvrez les bocaux dont la date de péremption est dépassée et vérifiez que l’odeur est toujours vive. Si ce n’est pas le cas, c’est sans doute le moment de vous en débarrasser.

Les appareils hors service et qui ont fait leur temps ne feront qu’encombrer, ce n’est donc pas la peine de les emporter. Et évitez les ustensiles a double : même dans les cas les plus extrêmes, vous n’aurez jamais besoin de trois fouets de cuisine…

Gardez les décisions les plus difficiles pour la fin. Il est plus simple de se séparer de ces draps que vous n’avez jamais aimés que de cadeaux que vous n’utilisez pas mais-quand-même-ce-sont-des-cadeaux. Pour ceux-ci, laissez-vous le temps d’en décider en dernier. Et après tout, si la proximité de certaines choses vous rend heureux (même sans les utiliser) inutile de vous sacrifier sur l’autel du désencombrement.

Donner, recycler, revendre plutôt que jeter

N’oubliez pas que les vêtements et les chaussures peuvent être déposés dans des conteneurs ou donnés à des boutiques de seconde main tenues par des œuvres sociales comme l’Armée du Salut, le Centre Social Protestant ou la Croix-Rouge. La plupart de celles-ci acceptent également les dons d’objets, mobilier, appareils électroménagers, livres, etc. Si vous souhaitez donner un meuble, certaines associations se déplacent même directement à votre domicile.

Les conteneurs quant à eux collectent chaque année 50’000 tonnes de vêtements, dont la plupart sont revendus en Europe de l’Est, Asie et Afrique et les bénéfices reversés à des organisations caritatives.

À vous de jouer, bon courage!